RDC: MUHINDO NZANGI Butondo appuie sur l’accélérateur de la réforme Administrative à l’Agriculture en vue de mettre fin à l’insécurité Alimentaire au pays
Ce Mercredi 24 juin 2026, Le Ministre d’État, Ministre de l’Agriculture et Sécurité Alimentaire, Son Excellence MUHINDO NZANGI Butondo, a lancé officiellement au Fleuve Congo Hôtel les travaux de l’atelier d’orientation et de collecte des données en vue de la révision du cadre organiques du Secrétariat Général à l’Agriculture et Sécurité Alimentaire.
Cette activité s’inscrit dans la logique de la réforme de l’administration publique engagée par le Gouvernement de la République et répond à une demande de l’autorité de tutelle de la Fonction publique visant à harmoniser les structures administratives avec les exigences du cadre organique moderne de l’État.
Prenant la parole pour lancer officiellement les travaux, le Ministre d’État MUHINDO NZANGI Butondo a insisté sur la nécessité de construire une administration agricole performante, capable de répondre efficacement aux attentes du monde agricole.
« Pour bien faire ce travail de nourrir les Congolais, nous devons être efficaces », a déclaré le Ministre d’État.
Le patron de l’Agriculture congolaise a souligné que la révision du cadre organique constitue une étape déterminante dans la modernisation de l’administration du secteur.
« Cette activité que nous faisons est très importante pour les services et nous devons finaliser notre cadre organique », a-t-il affirmé.
Insistant sur l’importance de l’ordre et de la rationalisation administrative, le Ministre d’État a rappelé que la réforme en cours vise à mettre fin à la prolifération désordonnée des structures.
« Nous devons faire les choses proprement pour la sécurité alimentaire de notre pays », a-t-il indiqué avant de souligner que le Ministère doit devenir une administration réellement tournée vers les besoins des producteurs.
« Nous devons être une administration agricole au service des agriculteurs », a insisté S.E. MUHINDO NZANGI Butondo.
Comparant l’organisation administrative du secteur agricole dans plusieurs pays africains, le Ministre d’État a relevé que l’Ouganda fonctionne avec quatre directions, la Zambie avec neuf et l’Éthiopie avec trois seulement , alors que le Ministère de l’Agriculture et Sécurité Alimentaire de la RDC comptait vingt-six directions.
« En Ouganda, il n’y a que quatre directions. En Zambie, neuf. En Éthiopie, trois. Au Ministère de l’Agriculture et Sécurité Alimentaire, nous avons trouvé vingt-six services. Ce n’est pas une prolifération, c’est du désordre. », a-t-il dénoncé.
Face à cette situation, le Ministre d’État a préconisé une rationalisation des structures administratives.
« On doit regrouper au maximum afin d’éviter la prolifération des services », a-t-il recommandé.
Au-delà des réformes institutionnelles, le Ministre d’État a également plaidé pour un renforcement de l’encadrement technique des producteurs à travers la création de structures spécialisées dans les territoires. « On doit avoir des cliniques des végétaux dans chaque territoire », a-t-il proposé.
Le Ministre d’État a enfin appelé les participants à faire preuve de rigueur, de responsabilité et d’esprit de réforme afin que les conclusions de cet atelier permettent de doter le Ministère d’un cadre organique cohérent, moderne et adapté aux défis actuels de l’agriculture congolaise.
Peu avant, dans son mot de circonstance, le Secrétaire Général à l’Agriculture et Sécurité Alimentaire a indiqué que cette journée spéciale est consacrée à un exercice d’évaluation et d’amélioration du fonctionnement de l’administration agricole.
Selon lui, il s’agit de procéder à un examen approfondi des structures existantes afin d’identifier les faiblesses, corriger ce qui n’a pas fonctionné et renforcer les mécanismes qui produiront des résultats positifs.
Le numéro un de l’administration agricole a rappelé que cette démarche s’inscrit dans la poursuite du processus de réforme destiné à éradiquer plusieurs maux qui affectent encore le fonctionnement du ministère, notamment la
-La mauvaise qualité des services, -l’arbitraire dans la gestion administrative,
-les chevauchements de compétences,
-les ingérences dans les attributions des services ainsi que le vieillissement progressif des ressources humaines.
Pour le Secrétaire Général, l’objectif poursuivi est de doter le Ministère de l’Agriculture et Sécurité Alimentaire d’un cadre organique cohérent, moderne et conforme aux orientations de la Fonction publique afin de garantir une meilleure efficacité de l’action administrative au service des agriculteurs.
Les travaux se déroulent en présence des représentants de la Fonction publique, notamment du délégué du Secrétaire Général à la Fonction publique, témoignant de l’importance accordée à cette réforme institutionnelle et qui a pris la parole pour énoncer l’approche et la méthodologie de travail.
Après la cérémonie de lancement, les participants ont entamé les travaux en groupes. Ceux-ci se poursuivront dans les prochains jours à Zongo avec l’accompagnement de la Fonction publique, en vue de l’élaboration et de la validation d’un nouveau cadre organique destiné à renforcer l’efficacité de l’administration agricole et à soutenir la vision du Chef de l’État sur la revanche du sol sur le sous-sol qui se matérialise par la révolution agricole Agressive.
Axel Maliro


